Mondorient express (4 – 10 septembre)

Mondorient express fait sa rentrée. Pour s’informer ou réviser, voici le condensé de l’actualité des 7 derniers jours au Moyen-Orient, pays par pays.

Syrie 

Deir ez-Zor, dernier bastion de l’OEI. L’armée syrienne a brisé samedi 9 septembre le siège imposé depuis trois ans par l’Organisation État islamique autour de l’aéroport de la ville et de certains quartiers gouvernementaux de Deir ez-zor. Cette ville est située dans l’est du pays. Parallèlement, des forces arabo-kurdes ont lancé une offensive contre l’OEI dans cette province frontalière à l’Irak.  Les djihadistes détiendraient encore 60% de la ville. Dimanche, 34 civils ont été tués par l’aviation russe qui soutient le régime syrien. Après Mossoul en Irak, les libérations de Raqqa et Deir ez-Zor en Syrie pourraient signifier la fin de l’occupation territoriale de l’OEI.

Khan Cheikhoun : un rapport de l’ONU accable le régime syrien. L’ONU a publié mercredi 6 septembre un rapport de la commission d’enquête sur la situation des droits de l’homme dans lequel elle pointe la responsabilité du régime syrien dans l’attaque au gaz sarin du 4 avril dernier. 83 personnes dont 28 enfants avaient été tués.

Qatar/Golfe

Vraie-fausse réconciliation entre Doha et Riyad. L’émir du Qatar, le cheikh Tamim Ben Hamad al-Thani, s’est entretenu par téléphone samedi 9 septembre avec le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman al-Saoud. Mis au ban par l’Arabie saoudite et ses alliés depuis le 5 juin dernier, le Qatar se dit prêt « à s’asseoir à la table du dialogue ». Mais, coup de théâtre quelques heures plus tard, Riyad affirmait que « l’inconsistance de la politique du Qatar » n’aidait pas à « renforcer la confiance nécessaire ». D’un côté Doha souhaite que la négociation se fasse sans atteinte sa souveraineté, de l’autre, l’Arabie saoudite réitère que les conditions du dialogue restent à déterminer. 

Égypte

Un rapport d’une ONG s’attaque à la répression en Égypte. L’ONG Human Rights Watch accuse la police égyptienne de tortures. Le rapport de 63 pages se fonde sur le témoignage de 19 anciens détenus. Selon l’ONG, ces agissements pourraient constituer un crime contre l’humanité.

Israël/Syrie

Tsahal frappe un centre de recherche militaire en Syrie. Un centre de recherche militaire syrien situé dans le centre du pays a été visé par des bombardements jeudi 7 septembre. Damas annonce que deux personnes ont été tuées et menace Israël. Depuis 2013, et l’entrée en guerre du Hezbollah libanais dans le conflit syrien, Tsahal n’avait visé que des convois d’armes. Cette fois, c’est un centre de production qui aurait été la cible des frappes aériennes.

L’histoire de la semaine

Les supportrices iraniennes toujours persona non grata au stade. Le match de qualification à la Coupe du monde 2018 entre l’Iran et la Syrie mardi 5 septembre n’a pas marqué les esprits pour la prestation footballistique des 22 joueurs. C’est en dehors du terrain que le spectacle s’est joué.

La veille du match des députés iraniennes ont bénéficié d’une autorisation spéciale pour se rendre au match et certaines supportrices ont même pu acheter leurs billets sur internet. Mais le jour de la rencontre, elles n’ont pas été autorisées à accéder aux tribunes. La Fédération iranienne de football a évoqué une erreur technique de la billetterie.  Les Iraniens ont fait savoir leur colère sur les réseaux sociaux, alors même que les supportrices syriennes ont pu assister au match. En effet, le règlement de la FIFA ne laisse pas le choix au pays qui accueille un match officiel, aucune interdiction même aux femmes n’est possible. En Iran, la présence de femmes dans les tribunes d’un stade de football est pourtant proscrite depuis la révolution islamique de 1979.